Et avant Petronille ?

Arrêt sur image. Rembobinage. Nous revoici au début de l’histoire, dans les années 80, à l’époque où j’étais une blondinette à couettes. Vous y êtes ? Alors c’est parti !

Petite, j’ai été programmée pour aimer le vintage. J’étais persuadée de ne pas être née à la bonne époque. Les années 70 me paraissaient tellement plus joyeuses. Je rêvais de mai 68 et de cette liberté gagnée. Lycéenne, Le péril jeune m’a fascinée. Plus tard, en école d’art, je portais les anciennes robes à fleurs de ma mère. J’ai lu d’une traite les 9 volumes des Chroniques de San Francisco, même si j’ai nettement préféré les premiers tomes. D’ailleurs, visiter cette ville est sur ma liste des choses à faire avant de mourir ! Je considère aussi Life en mars comme l’une des meilleures séries de tous les temps.

La photo d’en-tête, c’est une chambre chez mes parents. Certaines pièces de la maison sont encore aux couleurs de l’époque. Quant à celle-ci, ce sont les rideaux de notre caravane adorée, celle dont je parle dans mes présentations d’Hello Petronille, notre maison de vacances sur roues !

Inévitablement, j’ai fini par grandir. Mais je suis toujours aussi fascinée par la magie des associations de couleurs des années 70. Plus globalement, je crois que cette période est à mes yeux une image du bonheur.


Après mon bac, je me suis dirigée vers des études en arts appliqués. Pendant plusieurs années, j’ai exercé comme styliste. Ça peut paraître très proche et pourtant un monde sépare l’industrie textile de l’artisanat.

J’ai compris que je n’étais pas à ma place le jour où j’ai découvert que la personne en Inde avec qui j’échangeais quasi quotidiennement par mail depuis trois ans n’était pas une femme comme j’en étais convaincue, mais un homme. Ça peut paraître anecdotique mais c’est là que j’ai réalisé que cette façon de travailler si éloignée de l’humain n’était pas moi.
J’avais pourtant adoré les premières années, quand les piqueuses me faisaient venir à l’atelier pour me montrer pourquoi le montage que j’avais dessiné était irréalisable. J’ai beaucoup appris à leurs côtés. Elles étaient heureuses de transmettre et moi je buvais leurs conseils.

Il y avait aussi des trucs sympa. Grâce à ce métier, j’ai notamment fait de beaux voyages : Londres, Barcelone, New York, Jakarta… Cette expérience a été très formatrice. J’ai endurci ma peau de bisounours au contact de personnalités très rugueuses. Un nid de vipères qui n’a rien à envier à sa réputation. Je ne vous fais pas rêver… mais je suis contente de l’avoir vécu et d’y avoir survécu. Je savoure aujourd’hui le bonheur d’avoir bifurqué et de construire une vie différente.

Si vous êtes curieux de savoir dans quel secteur de la mode je travaillais, voici un exemple de mes créations de l’époque :

Et puis en 2010, ma belle sœur m’a proposé de nous associer pour lancer notre marque de décoration. A l’époque, il y avait très peu de créateurs mais une belle effervescence. C’était un challenge très enthousiasmant ! J’étais freelance, enceinte, j’avais du temps et l’envie de travailler de mes mains. J’ai dit oui. Nous avons créé Coquelicot & Bergamote. Et je dois dire que quand je revois les photos, je suis très fière de la qualité du travail que nous avons fourni ! 4 ans plus tard, nous avions chacune d’autres envies mais j’avais appris tellement de choses que j’avais suffisamment confiance en moi pour me lancer dans une nouvelle aventure, en solo.


J’avais alors compris que je ne voulais plus juste un « esprit vintage » mais du VRAI vintage : j’allais chiner mes matériaux et les transformer. Je serais ainsi en phase avec moi-même, dans une démarche de consommation responsable. Ça a été le déclic pour créer Hello Petronille. J’ai découvert par la suite que je venais de prendre part à un mouvement artistique : l’upcycling.

« Tu ne peux pas voyager sur un chemin sans être toi même le chemin » – Bouddha

Previous Post Next Post

You Might Also Like

No Comments

Leave a Reply

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.